Jean Lassalle : redonner les moyens à la diplomatie culturelle française

Jean Lassalle, député et candidat à l’élection présidentielle sans parti affilié, défend un programme culturel modeste. Sa première mesure serait d’instaurer, sur le modèle de la fête de la musique une “fête de la Philo et des savoirs”, une “fête des sports” et une “fête de l’engagement”, sans s’étendre sur leurs utilités.

Il insiste sur la priorité de redonner l’indépendance aux médias. Il propose d’instaurer la circulation des oeuvres des musées parisiens dans tout le territoire avec la création d’un circuit de salles en région. Il souhaite ratifier la Charte européenne des langues régionales tout en précisant conserver le français comme langue d’administration pour tout le territoire.

Sa partie culture intègre de plus la promotion de la formation des jeunes à l’étranger par l’instauration de mini-erasmus et des service civique à l’étranger, ce qui existe déjà avec les programmes de volontariat internationaux. Jean Lassalle souhaite enfin intégrer l’histoire des religions à l’école.

La partie intéressante du programme culturel de Jean Lassalle se situe au niveau de la Francophonie. Il met en avant la volonté de développer une véritable diplomatie culturelle grâce au français en rattachant la Francophonie au Ministère de la culture. Il souhaite ouvrir de nouveaux centres culturels français à l’étranger et redonner de véritables moyens à la diplomatie  culturelle. En outre, il propose de conclure des traités commerciaux équilibrés avec les pays africains et dénote une volonté de développer des échanges Nord Sud équitables, ce qui correspond à l’axe numéro 5 de notre Appel pour la diversité culturelle et musicale.

Malgré cette mesure, le programme culture de Jean Lassalle s’apparente à une liste de mesures sans réelle cohérence plus qu’à un réel projet pour la culture.